Il fut un temps où la lavande était une fleur de montagne prisée pas les pharmaciens et médecins des facultés de médecine de Montpellier ou d’ailleurs.
Pour récolter cette plante qui valait quelque argent, les « montagnards » de Provence parcouraient en juillet les collines à plus de 800 mètres, un grand drap noué sur le dos, ils coupaient avec une faucille, un peu comme les druides celtes, cette fleur bleue et odorante.
Puis comme la demande augmentait, ils se sont dits, pourquoi ne pas récupérer les plans dispersés dans les collines et les planter en raies dans un champ…
La culture de la lavande fine était née. Ensuite en croisant  la lavande fine d’altitude et la lavande aspic des plaines, on créa le lavandin, stérile qui ne se multiplie que par bouturage et présente l’avantage de pousser moins haut et de proposer un rendement parfois 10 fois supérieur à la lavande fine. Seul bémol, la qualité moindre avec une senteur camphrée que l’on garde généralement pour les détergents.
Pour les bouquets que vous achetez secs ou frais, on a besoin d’une couleur bien bleue qui restera bleue dans le temps. Du coup les lavandiculteurs surveillent leurs champs de lavande fine et dès qu’ils voient un pied aux couleurs exceptionnelles, ils le clonent et tentent de le mettre en culture à la recherche du bleu parfait.

Cet article a été possible grâce à l’accueil, les explications et la gentillesse de l’équipe des coupeurs des « Lavandes de Champelle » à Sault. N’hésitez pas à leur rendre visite lorsque vous passerez par là, un peu d’authentique ne fait pas de mal…
https://www.lavandes-champelle.fr/fr

Coupe à la faucille de la lavande à bouquets en vidéo...

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Coupe à la faucille de la lavande à bouquets en photos...

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